Comment fabriquer un sari indien ?

Comment fabriquer un sari indien ?

Quand je me suis rendu à Kanchipuram en 2008, j'ai appris comment sont fabriqués les beaux saris, ceux-là même que l’on achète dans les grands magasins de textiles comme RMKV ou Pothys. C'était une expérience incroyable ! Nous sommes entrés dans une cabane qui avait les allures d’un «entrepôt» - d’ailleurs, c’est comme cela qu’on l'appelait - et j'ai été vraiment impressionné de voir des hommes, des femmes et des jeunes enfants parfaitement formés qui travaillent sur les métiers à tisser à main. Tous étaient occupés à fabriquer des saris en soie appelés Kanchipuram pattu. Ce jour-là, j'ai regretté de ne pas avoir apporté avec moi mon appareil photo... Dans l’état d’émerveillement dans lequel je me trouvais à ce moment-là, j'aurais certainement appuyé comme un malade sur le bouton de capture de mon appareil photo ! Heureusement, j'ai quand même réussi à trouver une photo adaptée sur le web.

(Image) Celui-ci est un métier à tisser manuel de base qui est maintenu par des barrages de bois et des poulies.

Alors, qu'est-ce qu'un sari ?

Un sari ou saree est une bande de tissu non cousu, porté par les femmes, d’une longueur de quatre à neuf mètres et qui est drapé sur le corps dans divers styles. Il est populaire en Inde, au Bangladesh, au Népal, au Pakistan, au Sri Lanka, au Bhoutan, au Bhurma, en Malaisie et à Singapour. Le style de port le plus commun du sari est d'être enroulé autour de la taille, avec une extrémité qui drape l'épaule et la nuque.

Le sari est généralement porté sur un jupon avec un chemisier qui forme la partie supérieure du vêtement. La blouse possède des manches courtes et un col bas et est généralement recadrée au niveau du ventre et est, en tant que telle, particulièrement bien adaptée aux étés lourds et étouffants d'Asie du Sud. Le Cholis peut être dos-nu ou avoir un col du style licou. Généralement, ces modèles sont plus habillés et sont richement ornés et embellis, notamment avec des miroirs ou des broderies, et peuvent être portés lors d'occasions spéciales.

Pour ma part, si je devais maintenant commencer à vous parler des différents types et couleurs de saris, ce blog ne finirait jamais. Oui, je suis très sérieuse!! Non seulement, il en existe une grande variété et plusieurs collections que je ne connais pas encore à l’heure actuelle. Mais en plus, je n’ai moi-même pas autant de saris que cela. Pensez à n'importe quelle couleur. C’est fait ? Soyez certaines que vous trouverez un sari de cette couleur dans les nombreux magasins de l'Inde du Sud. J'ai récemment commencé ma collection après mon mariage en 2008. Je suis également un peu gênée de l’avouer mais il m'a fallu vraiment beaucoup de temps pour apprendre la technique pour attacher un sari. Le plus difficile pour moi a été d’apprendre à faire les plis, chose que je n'ai pas encore entièrement maîtrisée à l’heure actuelle. J’ai encore besoin d’aide de temps à autre. Attacher un sari c’est tout un art en fait !

fabriquer sari

J'ai d’abord appris à attacher un sari de 6 mètres et ce n’est qu’après que j'ai porté un sari de 9 mètres. Oh mec ! Ça me prendra probablement une vie entière pour apprendre à attacher un sari de 9 mètres dans le style brahmin. Si ma mémoire est bonne, je n’ai porté un sari dans ce style qu’une seule fois jusque-là et c’était le jour de mon mariage. Je crois bien que c’était vraiment la seule fois ! Figurez-vous qu’en Inde seulement, il existe plusieurs façons d'attacher son sari. Chaque style possède ses propres caractéristiques et particularités.

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, un homme est assis au milieu de ce métier à tisser à main qui ressemble fortement à un piano. Des plus basiques, croyez-moi, j’en ai vu ! Mais alors celui-là est de loin plus sophistiqué et plus complexe. Cet homme est occupé à confectionner un sari en soie dans les ateliers de RMKV (une entreprise textile qui fabrique des saris). Il lui faudra environ 45 jours pour compléter un sari de 6 mètres. Ce travail exige décidemment beaucoup de patience. S'il bouscule une ligne ou un brin de soie, il doit la défaire et la refaire ... Cela paraît très compliqué, n’est-ce pas ? Des brins de soie ressemblant à des ficelles sont tissés parallèlement les uns aux autres. Le tout est rassemblé par le rouleau qui se trouve près de ses mains et il doit utiliser ses mains pour assembler les brins. Le tisserand doit travailler méticuleusement pour créer l'art du travail. « Les cordes blanches montrées ici font partie de la toile de cordes nécessaire à la manipulation de chaque fil de soie utilisé pour le dessin. En fin de compte, les cordes blanches permettent au tisserand d'intégrer certains dessins dans le corps du sari. Les cordes roses du dessous sont les fils de soie qui forment le corps réel du sari. À l'extrémité de l'engin se trouvent des cordes blanches encore plus fines qui manipulent un autre ensemble de fils destinés à intégrer un autre motif sur le sari. Ces cordons blancs permettent au tisserand de former le dessin complexe qui est visible sur le bord de tous les saris de fantaisie faits en soie».

Le travail sur un métier à tisser à main est réservé à un groupe spécifique de personnes qui a effectué ce travail depuis plusieurs générations. Non seulement ils en maitrisent les tenants et les aboutissants, mais ils connaissent parfaitement les techniques pour manipuler la soie, les cordes et la matière. Les tisserands eux-mêmes sont les seuls capables d’identifier la vraie soie des contrefaçons. Ils le font si vite, ça me fait penser à une vieille mamie tricotant ... dix fois.

Quand je pense aux saris, la première chose qui me vient à l'esprit est la saison des fêtes et le grand Sari. Eh bien, c'est sûrement à ces moments que vous aurez le plus de chance de me surprendre dans un Sari. Cependant, cela n’est pas le bon état d'esprit. ? En effet, il existe bien des saris qui sont faits pour un port quotidien, que ce soit à l’extérieur ou à domicile.

Si vous me le permettez, je dirais qu’il existe en fait des saris pour toutes sortes de situations. Pas seulement pour les cérémonies officielles. Il s’agit d’un vêtement de tous les jours pour les Indiens du Sud. Ils ne paressent pas dans leurs pyjamas. Ils portent un simple Sari avec un chemisier assorti et des pantoufles en caoutchouc Chennai bazaa. C'est la tenue idéale pour ce temps chaud. Les jeunes femmes portent soit le pavadai thaavani (demi-saris) tel qu’on le voit vu sur la photo ci-dessus à gauche. Il s’agit d’une version plus petite d'un Sari mais plus courte dans la largeur, soit le panjaabis soit le chudithaars. Les jeunes hommes portent du kurtha et du jippa. Évidemment, outre les modèles que vous pouvez voir ici, d’autres, plus simples, sont mieux adaptés à une utilisation quotidienne.


Eh bien, je constate que je n'ai encore rien dit sur les hommes de l'Inde du Sud. Sachez qu’ils portent une robe qui ressemble à un tissu appelé Veshti, Lungi ou thundu (c’est-à-dire un tissu pour la partie supérieure du corps) ou une simple chemise.

Je me souviens de l’époque où je vivais encore à Chennai - en passant, j'étais alors encore très jeune- une vieille femme avait l'habitude de démarcher les maisons de notre quartier avec un sac rempli de saris kanchipuram pattu (soie). Elle étale d'abord un tissu blanc sur le sol et empile ses Saris faits à la main sur le tissu, comme sur la photo ci-dessus. Elle ouvrira le Sari et fait en sorte de montrer à quoi ressemble le pallu (la partie décorative du sari). Je me souviens qu'elle les pliait si vite. D’ailleurs, ma mère lui en avait acheté quelques-uns, notamment un marron et un autre jaune. Vue sa corpulence, cette vieille petite dame ne devrait normalement pas pouvoir porter son sac ; mais elle s’est toujours débrouillé pour le faire ! Elle et sa fille avaient l'habitude de tisser elles-mêmes les saris qu’elle revendait ensuite. Pour cela, elle devait marcher à pied sur plusieurs kilomètres à partir de son village rural pour se rendre en ville, y prendre un bus… Tout cela dans le seul but de vendre ses saris.

Voici une vue panoramique de la section réservée aux tenues de mariée chez RMKV. Il y a beaucoup d'étages de saris au magasin RMKV de Chennai à Tamil Nadu. Il n’y est généralement pas aussi calme que ce que vous voyez sur la photo ci-dessus. En réalité, le magasin est animé par de nombreux clients qui y entrent et qui y sortent. Il est particulièrement difficile de pénétrer à l’intérieur du magasin, en particulier pendant la saison des fêtes comme Pongal ou Deepavali (Diwali). Vous pouvez voir un métier à tisser manuel au centre de l'étage.

Si vous voulez vous détendre dans la chambre d'hôtel à Chennai en regardant la télévision, vous verrez beaucoup de publicités qui portent sur les saris. De belles actrices traditionnelles du sud de l'Inde y jouent. Souvent, elles tiennent des lampes et sont vêtues en tenue de mariée et font comme si elles montaient sur la scène le jour de leur mariage (elles font semblant bien sûr !). Même lorsque vous circulez en automobile, vous verrez d'énormes panneaux publicitaires. Par ailleurs, les bijoux qui accompagnent les saris sont sponsorisés par des bijoutiers. Ceux-ci sont absolument magnifiques !

Laissez un commentaireLaissez une réponse

tu dois être connecté poster un commentaire.

Derniers commentaires

Pas de commentaires

Blog search

Articles Consultés

Pas d'article
Comparer 0